YKProjects
Qudus ONIKEKU
Young Kings Projects (Yk Projects) a été créée en 2004 à Lagos. Il s'agit d'une association sans but lucratif opèrant entre la France et le Nigeria. Elle réunit des jeunes ayant une pratique artistique de différents secteurs, afin de créer un paysage alternatif et un environnement favorable au développement de la création contemporaine au Nigéria et, au-delà, sur le continent Africain. La compagnie homonyme a été créée en France en 2009, afin de mieux accompagner les projets de création de Qudus Onikeku, et de renforcer les ponts et les projets intercontinentaux de la compagnie.
MY EXILE IS IN MY HEAD
Première Avril 2010
- Note d'intention -
...Plus qu'un mot, l'exil est une condition, un lieu, un savoir, un récit. Surtout, c'est un espace psychique, dont ceux qui l'occupent sont éminemment conscients, dans lequel ils doivent s'impliquer et lutter, car il n'est d'autre moyen pour eux d'y faire face.
C'est là que réside toute l'ironie de la situation de l'exil: L'exil n'est pas tant mouvement, déplacement ou départ que perte - la perte de la liberté de rester sur place, la perte de la liberté de revenir à un univers familier. Il est une rupture, la fin de ce qui était tenu pour acquis, l'effondrement d'un monde de relatives certitudes - ce sont les souffrances qu'il engendre.
L'exil offre un refuge, mais aucune consolation ni aucune fierté. On dit de l'exil qu'il est un terrain fertile pour l'imagination créatrice, non parce qu'il offre un choix mais plutôt parce qu'il n'en offre aucun. En soi il ne comporte aucune fascination; ce qui étonne, ce qui peut fasciner, ce sont les tentatives individuelles de survivre dans l'exil, car c'est de cela, et de rien d'autre, qu'est faite la vie qu'il impose. On tente de se l'expliquer a soi-même.
Pour faire face à l'exil, l'art et la poésie (et la danse) m'auront servi d'espaces à partie desquels me remémorer, contempler, imaginer, pour transcender enfin l'habituelle souffrance de l'exilé.
Au travers l'art, l'exilé peut échapper au fardeau des circonstances, et même à la tentation de l'amertume et de la récrimination, et il peut mettre en question, explorer, réfléchir et tenter de réapproprier des fragments de ce qui est perdu. À travers l'art, l'exilé peut, pour ainsi dire, revenir, en reconstituant le passé et en participant au présent, tout en imaginant un monde neuf.
Texte. OLU OGUIBE
Artist, Historien de l'art et poète.
UNIVERSITY OF CONNECTICUT, Storrs.
Traduction de l'anglais par VINCENT FOUCHER.
Distribution
Conception et Chorégraphie de Qudus Onikeku
Avec la collaboration du musicien Charles Amblard,
du videaste Isaak Lartey,
les textes de Wole Soyinka,
Création Lumière de Guillaume Fesneau.
Coproduction
Yk Projects
avec le soutien du Centre national des arts du cirque,
et de Cultures France
Résidence
avec les soutien du 104
des Substistances
et du Centre National de la Danse
Images
Calendrier
- "I must set forth" (solo 20 minutes) : Première partie de Joëlle Bouvier
Le 4 décembre à 14h30 et le 5 décembre à 20h30
Salle Gérard Philipe - Bonneuil sur Marne
- Présentation publique d'une étape de travail
"My exile is in my head"
le 16 janvier 2010 à 16h
Le 104 - Paris